Ensemble, choisissons la France !

Madame, Monsieur,

Face à la crise, nous voulons que la France garde la maîtrise de son destin. Nous voulons protéger et préparer l’avenir des enfants de France.

Nous croyons en la France. Nous sommes convaincus que notre nation dispose d’atouts considérables pour réussir dans le monde de demain. Notre histoire, notre diversité et notre singularité sont une force. Nous voulons rester ce que nous sommes et préserver un modèle de développement qui ne laisse aucun citoyen, aucun territoire au bord du chemin. Voilà l’humanisme auquel nous sommes attachés.

Nous voulons défendre les valeurs républicaines : liberté, égalité, fraternité mais aussi laïcité. Nous refusons le communautarisme ou les dérives de l’individualisme qui minent la solidarité nationale. Attentifs aux inquiétudes et aux espoirs des Français, notamment de ces classes moyennes qu’on n’entend pas, nous ferons tout pour que chacun trouve sa voie de réussite dans notre société.

Nous croyons au talent des Françaises et des Français. Nous croyons au mérite et au travail. Le travail doit toujours payer plus que l’assistanat : nous proposons de baisser les cotisations des salariés pour augmenter tous les salaires compris entre 1 000 et 1 400 euros nets. Nous protégerons le soutien aux heures supplémentaires qui bénéficient à plus de 9 millions de salariés.

 

 

L’emploi et le pouvoir d’achat dépendent de notre capacité à produire en France, et non de la dépense publique. Nous voulons accompagner nos entreprises, particulièrement nos PME et nos artisans-commerçants, pour innover et gagner de nouveaux marchés. Nous baisserons massivement les charges qui pèsent sur le travail pour protéger 14 millions d’emploiset lutter contre les délocalisations. Nous réserverons 20 % des marchés publics à nos PME. Tous les chômeurs qui ne trouvent pas de travail dans leur domaine de compétence recevront des formations. En contrepartie, ils ne pourront pas refuser une offre d’emploi correspondant à la formation reçue.

Nous ne voulons pas que la France dépende des marchés financiers et risque la faillite. Nous nous engageons : dès 2016, la France ne dépensera pas plus que ce qu’elle gagne. Nous voterons une règle d’or budgétaire qui interdira les déficits incontrôlés. Nous continuerons à réduire les dépenses publiques et poursuivrons le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, sauf à l’école. Nous demanderons aux collectivités locales de s’imposer les mêmes efforts de maîtrise budgétaire que l’État.

Généreux et responsables, nous considérons qu’il n’y a pas de droit sans devoir. Les bénéficiaires du RSA, quand ils en ont la capacité, auront l’obligation de travailler au moins 7 heures par semaine pour l’intérêt général. Nous n’acceptons pas que la générosité des Français soit dévoyée par une minorité qui abuse du système : les fraudeurs seront poursuivis et ne pourront plus bénéficier des prestations qu’ils ont détournées.

Nous voulons réduire l’immigration pour réussir l’intégration. Nous diviserons par deux le nombre d’immigrés qui entrent en France. Devenir français est un acte fort et engageant, pas un automatisme. Nous voulons donc que les jeunes nés en France de parents étrangers manifestent leur attachement à la France avant d’être naturalisés. Pour préserver la cohésion nationale, nous refusons de donner le droit de vote aux étrangers.

 

Première circonscription de la Moselle

 

Contre la délinquance, nous refusons l’impunité et le laxisme : nous supprimerons les remises de peine automatiques et renforcerons les sanctions contre les multirécidivistes et les réitérants. La justice des mineurs sera réformée avec notamment l’instauration d’une obligation systématique de réparation du dommage causé. Pour que toutes les peines soient appliquées, nous construirons 24 000 nouvelles places de prison d’ici 2017.

Nous voulons vivre dans une société de justice ; les efforts indispensables pour sortir de la crise doivent être équitablement répartis. Nous voulons particulièrement soutenir les plus vulnérables ou tous ceux qui font face à des accidents de la vie. Nous verserons les retraites le 1er du mois au lieu du 8, nous revaloriserons les pensions de réversion pour les veuves, et nous mènerons la réforme de la dépendance pour nos aînés. Nous ne transigerons pas sur l’accessibilité des personnes en situation de handicap. Nous continuerons de développer les soins palliatifs, en refusant l’euthanasie.

En cette période de crise mais aussi de perte de repères, nous voulons plus que jamais défendre la famille, premier lieu de solidarité et de transmission de valeurs. Nous maintiendrons les fondamentaux de notre politique familiale universelle – allocations et quotient familiaux. Nous créerons 200 000 solutions de gardes d’enfants supplémentaires. Nous maintiendrons l’exonération des droits de succession pour les patrimoines de taille moyenne.

Préparer l’avenir de nos enfants, c’est aussi parier sur l’éducation. Nous n’accepterons plus qu’un élève entre en 6e sans savoir lire, écrire et compter. Pour cela nous personnaliserons l’accompagnement de chaque élève en difficulté, notamment avec la création des conseils de soutien. Nous donnerons une plus grande autonomie aux chefs d’établissement afin qu’ils puissent adapter leur projet pédagogique aux besoins des élèves, et nous revaloriserons le métier d’enseignant en contrepartie d’une présence accrue auprès des élèves. Nous défendrons l’égalité des chances et la méritocratie républicaine en augmentant le nombre de boursiers dans les classes préparatoires aux grandes écoles.

Nous pensons que la France doit continuer à jouer un rôle majeur en Europe et dans le nouvel ordre mondial. Nous voulons une Europe qui protège : nous exigerons la réciprocité dans les échanges commerciaux entre l’Union européenne et les autres pays du monde et réserverons nos marchés publics aux entreprises qui produisent en Europe. Nous défendrons la Politique Agricole Commune essentielle pour encourager l’excellence de nos agriculteurs et le développement de nos territoires ruraux.

Face à une coalition de gauche – verte-rouge-rose – dangereuse, aidée par une extrême-droite qui a toujours choisi la politique du pire, ensemble, nous choisissons la France !

Bien fidèlement à vous
Jean-François Copé

Le matraquage fiscal de François Hollande

L’action de Nicolas Sarkozy en Moselle

L’action de Nicolas Sarkozy en Moselle:

Des investissements massifs dans un pôle de compétitivité

Au niveau national, l’Etat a accordé 1,5 milliard d’euros aux 71 pôles de compétitivité pour la période 2009-2011. A Metz, le pôle Materalia, spécialisé dans les matériaux et procédés, est présent sur les marchés de l’énergie, de l’aéronautique, de l’automobile et du secteur médical. Il rassemble plus de 70 entreprises dont 35 PME, et représente au total plus de 12 300 emplois.

Déjà 222,8 millions d’euros d’investissements d’avenir dans votre région

A Metz, le laboratoire DAMAS, spécialisé dans la conception de nouveaux matériaux métalliques permettant l’allègement des structures à partir de nouveaux alliages composites et de nouveaux procédés de fabrication et de traitement, est doté de 7,5 millions d’euros. L’institut de recherche technologique M2P (matériaux, métallurgie, procédés) a quant à lui reçu 50 millions d’euros.

109,9 millions d’euros injectés par le Plan de Relance dans la région pour les infrastructures et le logement

Parmi les projets financés: la restauration de la Cathédrale de Metz, du Fort du Simserhof et de l’Aqueduc romain à Jouy-aux-Arches, 600 000 euros pour l’aménagement du nœud ferroviaire de Metz, 2,5 millions d’euros pour la réparation des chaussées de l’A31.

La France forte en Moselle, c’est aussi…

12 622 auto-entreprises créées par les hommes et les femmes du département en 3 ans
1 maison pour l’accompagnement et l’intégration des malades d’Alzheimer (MAIA) à Metz et 10 centres mémoire de ressources et de recherche ouverts dans le département grâce au Plan Alzheimer lancé par Nicolas Sarkozy
En Lorraine, déjà 8 bourses médicales attribuées à des étudiants en médecine en contrepartie de leur installation dans une zone où l’on manque de médecins
4 écoles de la deuxième chance (E2C) à Montigny-lès-Metz, Forbach, Thionville et Woippy . Avec le soutien de l’Etat, elles donnent une seconde chance aux jeunes sortis du système scolaire sans aucun diplôme
1 internat d’excellence à Metz a ouvert à la rentrée 2010. Il accueille des élèves méritants et motivés qui ne disposent pas chez eux de conditions de travail favorables à la réussite de leurs études
Déjà 234,6 millions d’euros engagés par le plan Hôpital 2012 lancé par Nicolas Sarkozy pour réaliser 1,1 milliard d’euros de travaux de modernisation des hôpitaux de la région (par exemple 81,8 millions d’euros pour la recomposition de l’offre de soins sur le Bassin Houiller, notamment au Centre hospitalier Marie-Madeleine)
+27% d’exploitations pratiquant l’agriculture biologique en 3 ans dans le département
Plus de 2,3 millions d’euros de soutien de l’Etat pour 4 pôles d’excellence rurale, notamment un projet de valorisation des bio-ressources du Saulnois à Dieuze et un pôle pour accueillir en zone péri-urbaine des touristes en provenance d’Allemagne, de Belgique, des Pays-Bas en pays de Sarrebourg
La ligne grande vitesse Est-européenne passe par la Moselle entre Baudrecourt et Danne-et-Quatre-Vents
29 516 bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA). Avec le RSA, la reprise d’une activité devient réellement plus avantageuse que le maintien dans les revenus de l’assistance (20% de revenu en plus en moyenne)
5 104 bénéficiaires du minimum vieillesse et 15 206 bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé qui auront vu leurs prestations revalorisées de 25% en 5 ans
15 guichets uniques Pôle Emploi, issus de la fusion entre l’ANPE et les Assedic, qui accompagnent et indemnisent plus efficacement les demandeurs d’emploi
Déjà 18 maisons de santé pluridisciplinaires dans la région, et 18 autres en projet

La France est une grande démocratie qui ne cédera à aucune menace

Mes chers amis,

La semaine que nous venons de vivre a été particulièrement éprouvante.

Un assassin a voulu, selon ses propres mots, « mettre la France à genoux » en enlevant la vie de trois enfants, de quatre militaires et d’un enseignant.

Comme vous le savez, j’ai immédiatement interrompu ma participation à la campagne présidentielle pour assumer pleinement mon devoir de Président de la République et de chef des armées. Je me suis rendu le jour même à Toulouse pour être aux côtés des enfants, des familles des victimes et pour donner au ministre de l’intérieur et aux forces de sécurité les instructions les plus fermes pour identifier et retrouver l’auteur de ces actes monstrueux. J’ai réuni, ensemble, en signe d’unité nationale, des représentants de la communauté juive et du culte musulman. Une minute de silence a été organisée dans toutes les écoles de France à la mémoire de ces enfants martyrisés et des mesures drastiques ont été prises pour lutter contre les propagateurs de haine et de violence, des mesures que je ferai immédiatement voter en mai, si les Français me font confiance. Mercredi, j’étais à Montauban pour rendre un hommage solennel à nos trois soldats français abattus parce qu’ils étaient l’armée française, parce qu’ils incarnaient la République. J’ai tenu également à rendre hommage aux hommes du RAID qui ont risqué leur vie pour mettre ce tueur, qui a voulu semer la haine et la terreur dans notre pays, hors d’état de nuire.

Face à cette tragédie nationale, la France rassemblée a donné une magnifique image de dignité.

 

 

 
Aujourd’hui, si nous ne pouvons et ne devons rien oublier, la campagne présidentielle a repris ses droits. Je me suis rendu jeudi, à Strasbourg, pour parler des valeurs morales qui sont le fondement de notre Nation et de notre République. Vendredi, j’étais avec Jean- Louis Borloo à Valenciennes, ville métamorphosée par la rénovation urbaine, pour annoncer un nouveau plan pour désenclaver nos quartiers et transformer la vie de leurs habitants. Hier encore, à Rueil Malmaison, j’ai défendu mon projet d’une France forte dans une Europe forte, de la production et de l’emploi.

Mes chers amis, il nous reste un mois pour bâtir la plus formidable aventure, un mois pour bousculer toutes les certitudes. Aidez-moi à construire la France forte, à faire triompher nos idées, nos valeurs, notre idéal. J’ai besoin de vous.

Avec toute mon amitié,
La France se construit avec vous.
La France forte, c’est vous.    

Nicolas Sarkozy

Une dose de proportionnelle, SVP!

20 février 2012 2 commentaires

Le Président de la République l’a annoncé dans son discours de Marseille qui s’est tenu hier, dimanche 19 février, l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives (ainsi que l’abaissement du nombre de parlementaire!).

 

La République est en mal de démocratie – certaines forces politiques sont au parlement sous-représentées (ex: MoDem, FN…) pendant que d’autres sont sur-représentées (ex: Verts, Communistes…). Il est temps que tout cela change!

 

 

Le remède de la France réside dans une meilleure représentation de la population via une technique plus respectueuse des aspirations politiques. La richesse de la France repose sur sa diversité sous toutes ses formes. La proportionnelle est un mécanisme permettant une représentation conforme de l’électorat dans sa diversité.

 

Mais il ne faut pas tomber dans la complaisance! La proportionnelle n’est pas la solution absolue. Car une assemblée délibérative ne peut pas être composé d’une assemblée fractionnée – il faut une majorité claire pour gouverner. La preuve à l’échelle locale : les élections municipales et régionales sont des élections dont le mode de scrutin est proportionnel à 2 tours mais avec une prime majoritaire! Un conseil municipal sans majorité serait ingouvernable. Dans le même temps, ce système permet une véritable place à l’opposition qui sert de garde-fou et de représentant d’une certaine attente de la population.

 

Un parlement divisé en clan politique redeviendrait le parlement de la IIIème République avec une instabilité malgré le régime semi-présidentiel de la V République. La France ne doit pas retourner dans ses anciennes folies.

 

Oui à la proportionnelle, mais c’est un outil à manipuler avec minutie. Car comme Jean-Luc CHABOT l’affirmait: « Avec la proportionnelle l’électorat croit se prendre en photographie et ce sont les appareils des partis qui en assurent le tirage ». Ce nouveau mode d’élection doit être l’occasion pour les mouvements politiques de faire émerger de nouvelles personnalités. Le renouvellement de la politique passe aussi par le renouvellement de son personnel. Les partis devront prendre leur responsabilité le moment venu!

 

 

Enfin la réduction du nombre de parlementaire va permettre une réduction significative des couts de fonctionnement du Parlement. Il est quand même un peu fou que le congrès américains compte 535 membres, représentant la première puissance du monde et 300 millions d’habitants, alors que le parlement français compte 925 membres pour 65 millions d’habitants.

 

Je félicite le Président de la République pour cette proposition courageuse et utile pour la démocratie de notre pays!

Premier message de Nicolas Sarkozy via la newsletter de la France forte!

18 février 2012 5 commentaires

Mes chers amis,

 

J’ai annoncé cette semaine ma candidature à l’élection présidentielle.

Pendant cette campagne qui commence, je veux aller à votre rencontre pour écouter, échanger et proposer.

Pendant cette campagne, je veux insuffler une énergie nouvelle à la France, cette France que nous aimons, pour laquelle je n’ai cessé d’agir, et que j’ai toujours cherché à protéger de la crise et de l’adversité.

Le seul sujet de cette campagne, c’est la France. Qu’allons nous faire pour elle en cette période faite de risques, de difficultés mais aussi d’opportunités et d’espoir ?

Un ancien monde a du mal à mourir. Un nouveau monde a du mal à naître. Et dans cet entre-deux, nous devons faire un choix. Nous pouvons choisir d’attendre et de subir, ou nous pouvons agir et prendre en main notre destin en relevant les défis du présent, en poursuivant le train des réformes dont notre pays a besoin.

C’est cette voie du courage que je vous propose aujourd’hui. Celle du travail, de l’effort et de la responsabilité. Celle d’une France forte.

Cette France, c’est avec vous que je veux la bâtir et la faire grandir.

Voilà pourquoi je veux parler avec les Français.

Voilà pourquoi j’ai décidé d’être candidat.

Vous pouvez compter sur ma détermination.
Avec toute ma fidélité, et mon amitié

 

 


Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy est candidat

16 février 2012 Laisser un commentaire

Retrouvez la déclaration de candidature du Président de la République :

Nicolas Sarkozy Candidat

 

Nicolas Sarkozy a également lancé son site de campagne qui a pour adresse son slogan :

lafranceforte

 

 

 

Le Président a également créé un compte twitter :  Nicolas Sarkozy        

et un profil facebook : Nicolas Sarkozy

 

 

 

La campagne est lancée – notamment via les modes numériques de communication!

 

Bonne campagne! Vive la République et vive la France!

Le PS messin ne manque pas d’air…

9 janvier 2012 2 commentaires

La section locale du Parti Socialiste a publié hier un article faisant écho de l’attrait médiatique des sondages! Le PS messin ne manque pas d’air de publier un tel article après la publication du sondage commandé par la municipalité.

 

 

Voici ma réaction publiée dans les commentaires du blog du PS:

“Il faut donc dire un grand merci à Dominique Gros pour son sondage, cela a permis au RL de faire “du papier quasi gratuit”. Les journalistes vont apprécier…

De plus 15 000€, provenant des fonds publics, c’est relativement bon marché pour faire un journal… ou pas! Premièrement, les fonds publics ne doivent pas servir à cela. Les contribuables messins ne sont pas là pour permettre des petits cadeaux en offrant du papier gratuit à la presse. Et deuxièmement, le PS local ne manque pas d’air en se faisant l’écho d’un tel article quelques jours après la publication d’un sondage commandé par la municipalité.” Un peu de sérieux s’il vous plait !

L’opposition fait le job!

L’opposition municipale a décidé (et elle a bien raison!) de s’unir pour dénoncer la dernière bévue de Monsieur le Maire!

Il est intéressant de noter que les deux présidents de groupe reprennent pour partie des arguments que j’ai eu l’occasion de développer dans mon billet d’hier: le sondage de la honte!

 

Article du 6 janvier 2012, rédigé par Anthony Villeneuve pour le Républicain Lorrain:

“Pour contrer l’autosatisfaction affichée par Dominique Gros lors de la présentation des résultats du sondage, l’opposition a choisi de faire bloc. Les deux présidents de groupe, Patrick Thil (UMP) et Marie-Jo Zimmermann (UMP), ont donc diffusé un communiqué de presse commun, au nom de tous leurs colistiers, hier. Ils se sont amusés à jouer au jeu des sept erreurs.
1. « Une formulation des questions astucieuse »
Les opposants critiquent d’abord la formulation des questions : « Ce sondage pose des questions qui, dans leur formulation, appellent généralement des réponses positives, écrivent les opposants, en citant l’exemple de la question Êtes-vous satisfait de vivre à Metz ? « Quand on sait l’attachement que les Messins ont, comme nous, à leur ville… », rigolent les élus de droite.
2. « Une méconnaissance des projets »
Ils font ensuite remarquer que, si les Messins déclarent être favorables à certains projets, ils les connaissent mal. « Ainsi, par exemple, si 90 % approuvent la construction de logements rue Charles-le-Payen, au Sablon, encore faut-il rappeler que seuls 28 % des personnes interrogées comprennent de quoi il s’agit ! », ironisent Marie-Jo Zimmermann et Patrick Thil.
3. « Des questions oubliées »
Troisième critique : le choix jugé très orienté des questions. « Aucune question ne porte sur les trois augmentations d’impôts successives ni sur l’instauration d’une taxe sur l’électricité au taux le plus fort ni sur l’augmentation du prix du stationnement ni sur la suppression de la police de nuit… », énumèrent avec malice les opposants.BVA n’aurait interrogé les Messins que sur les réalisations municipales les moins polémiques.
4. « Déontologiquement limite »
L’opposition est choquée par les (nombreuses) questions portant sur la popularité et les qualités du maire : « Si un sondage est un instrument d’analyse d’opinion toujours possible pour une ville comme Metz, on peut, en revanche, s’interroger sur l’opportunité de sonder la popularité du maire, ce qui est déontologiquement plus limite », estiment les élus, qui rappellent que cette étude a été financée par le contribuable messin.
5. « Le secret du sondage off »
La cinquième critique concerne les fameuses questions posées par les sondeurs sur la popularité de certains élus locaux, mais qui, selon BVA, auraient été commandées par un autre client. L’opposition est interpellée par ce qu’elle appelle « le sondage off » : « Nous observons que le maire a dû donner son accord pour que ces questions soient posées. La non-diffusion des résultats pose donc problème. »
6. « Attention à l’interprétation »
Patrick Thil et Marie-Jo Zimmermann en profitent pour rappeler quelques réalités électorales : « Ce sondage ne saurait valoir approbation d’une politique, surtout au vu des résultats des dernières élections cantonales. » Et pan dans les dents !
7. « Trop cher ! »
Si les opposants du conseil municipal, habitués à voter des budgets bien plus importants pour une ribambelle d’études en tous genres, ne sont pas choqués par le coût de ce sondage, d’autres personnalités montent au créneau. Notamment la candidate du MoDem aux prochaines législatives dans la première circonscription, Christine Singer. « Dominique Gros est décidément un maire bien décevant ! », écrit-elle dans un communiqué. « Se gargariser d’abord d’un sondage qu’il a lui-même commandé, réfutant l’idée d’en avoir choisi les questions, et, au final, préférant utiliser 15 000 € du budget municipal pour se payer un sondage plutôt que d’augmenter l’enveloppe allouée au CCAS, par exemple, pour aider des familles messines qui en auraient bien besoin. Dans quel monde vit-il ? On le savait fier, mais il nous montre presque chaque semaine qu’il n’y a plus aucune limite à son ego ! »

A. V.”

Le sondage de la honte !

5 janvier 2012 20 commentaires

Le maire de Metz – Dominique Gros (PS) – a rendu public les résultats du sondage réalisé par BVA pour le compte de la Ville de Metz.

 

Par ce sondage, on apprend 3 informations :

-les Messins aiment Metz

-les Messins aiment leur maire

-les Messins aiment les politiques menées

(… ou pas !)

 

sondage BVA

sondage BVA

sondage BVA

 

La première information n’est qu’une demi-surprise ! 91 % des personnes interrogées se déclarent satisfaites de vivre à Metz. Les Messins aiment leur ville en raison des choix politiques opérés avant le mandat de Dominique Gros.

Les points forts de la ville sont : la qualité des espaces verts, la culture et les loisirs et les commerces de proximité. Preuve que la politique actuelle de la ville n’est pas la raison générant cet enthousiasme : 60 % des Messins sont satisfaits des transports en commun (alors que la moyenne des autres villes se situe à 78 %) alors que dans le même sondage 67% des personnes sondées sont favorables au projet Mettis. On peut faire vraiment dire n’importe quoi à une population à travers un tel outil !

Enfin les Messins se disent « optimistes » pour l’avenir de leur ville à 79% – assurément ils attendent 2014.

 

Deuxièmement les Messins aiment leur maire… Monsieur le maire nous explique que lors de la commande du sondage qu’il s’est « laissé guider par l’institut dans le choix des questions » ! L’habilité des instituts de sondage réside bien dans cette question épineuse : le choix des questions. Les instituts sont passés maitre dans l’art de faire dire tout et son contraire à une population et à des chiffres manipulables à foison ! L’institut BVA a rendu une copie propre à son commanditaire : 72% d’opinion favorable pour le maire !

Comment expliquer les résultats des élections cantonales ? Les Messins, aimant leur maire, l’aimeraient au point de vouloir le garder pour eux seuls. Ils voulaient l’épargner d’un cumul de mandat, ou de voir encore une fois le Conseil Général de la Moselle échapper au PS ! Les Messins sont trop bons mais il ne faut pas les prendre pour des … ! (Vous m’avez compris).

Pour mémoire : http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/CN2011/057/05717.html

 

Troisièmement, la politique menée serait appréciée par les administrés !

Certaines politiques énoncées dans le sondage et recueillant des avis favorables sont des projets qui ne relèvent pas de la seule politique municipale actuelle:

-candidature à l’UNESCO (débutée avant 2008 -http://www.lequotidien.lu/region/20283.html)

-le Mettis (et l’agglo ?)

-la suppression du passage à niveau de la Patrotte (depuis le temps qu’on en parle !)

…

 

Mais surtout Monsieur le Maire évite la question qui fâche : les impôts ! Celui-ci justifie son choix du fait qu’il n’augmentera plus les impôts (Laissez-moi rire). Il serait déjà pertinent de rappeler à Monsieur le Maire que ce n’est pas lui en personne qui prend la décision d’augmenter les impôts mais le conseil municipal. Dominique Gros nous donne, une fois encore, la preuve – s’il en fallait une – de son autorité face à ses « amis socialistes » et par la même occasion il ne manque pas de les faire passer pour des conseillers godillots (ils vont apprécier) !

De plus, le Maire n’a peut être pas choisi les questions mais il ne s’est pas empressé de demander une telle question à BVA et l’institut voulant faire bonne figure ne l’a pas insérée de sa propre initiative (il y a encore d’autres sondages à faire, il n’est jamais bon de donner des mauvais chiffres à son commanditaire). Une telle question sur l’imposition à Metz aurait logiquement fait chuter tous les autres avis favorables. Encore une fois, les administrés ne seront pas dupes au moment d’insérer leurs bulletins dans l’urne !

 

Enfin, et probablement le plus choquant dans ce fait d’actualité, c’est le prix d’un tel sondage : 15 000 € ! Ce montant n’est en-soi pas important comme l’affirme d’ailleurs le maire : « C’est seulement un dix-millième du budget municipal ».

 

Mais ce qui est choquant c’est l’incohérence des discours !

Dans le Républicain Lorrain du 4 janvier, on expliquait au sein du cabinet du maire que la municipalité tente de gérer au mieux le cout de la cérémonie des vœux. En cette période d’austérité, on peut se réjouir de la réduction des couts que je qualifierais de superflus c’est-à-dire les dépenses ne concourant pas directement à la réalisation d’une mission d’intérêt général (même si la cérémonie des vœux doit être maintenue).

« A Metz, on compte un peu moins de 15 € par personne, une somme constante depuis l’arrivée de Dominique Gros, pour accueillir environ 700 invités à l’hôtel de ville. La liste est affinée, brassée dans un esprit de métissage. « On doit obéir à cette injonction paradoxale qui est d’ouvrir au plus grand nombre et maîtriser les coûts au maximum », explique-t-on au cabinet du maire. » Par un savant calcul on obtient donc un cout global de 10 500 € pour 700 personnes.

Le sondage de Monsieur le maire vaut 15 000 € ; la part réservée à une personne est largement dépassée. Le maire va pouvoir se gargariser avec son sondage taillé sur mesure par BVA ! Le principe d’égalité est peut être quelque chose d’étranger à Dominique Gros qui vient de se faire un beau cadeau de rentrée. Le pire est que « l’exercice sera renouvelé chaque année dans le cadre de ce que l’institut a baptisé « l’observatoire municipal de Metz » ». (15 000 €/an, vu que les Messins aiment leur maire, ils seront probablement d’accord pour lui accorder cette coquetterie annuelle pour lui remonter le moral… ou pas !)

 

J’espère que tous les Messins trouveront cette année un cadeau de 15 000 € sous leurs sapins le 25 décembre 2012, la seule échappatoire reste la fin du monde le 21 décembre. Dominique Gros va devenir un partisan de la fin du monde en 2012 dans le but d’éviter 2014 ! Bonne année Monsieur le Maire…

 

 

Article d’Anthony Villeneuve publié dans le Républicain Lorrain, le 5 janvier 2012 :

« Faire de la politique, c’est comme être à la barre d’un navire. Mieux vaut éviter de naviguer à vue. Le maire de Metz s’est donc offert un radar : l’institut BVA. Du 5 au 9 décembre, celui-ci a réalisé une enquête d’opinion auprès d’un échantillon représentatif de 602 Messins pour le compte de la Ville de Metz. L’exercice sera renouvelé chaque année dans le cadre de ce que l’institut a baptisé « l’observatoire municipal de Metz ».

Thème de cette première enquête : l’image de la ville, de l’action municipale et du maire, histoire d’accompagner le bilan à mi-mandat publié à l’automne. Ce premier sondage a surtout une vertu : celle de redonner le moral à Dominique Gros, après la claque que lui avaient infligée les électeurs lors des cantonales de l’an dernier. Car, pour le maire, les résultats sont très bons.

L’opinion des Messins sur leur ville

91 % des personnes interrogées se déclarent satisfaites de vivre à Metz. « C’est un score excellent, analyse Eric Bonnet, directeur d’études à BVA opinion. C’est cinq points de plus que la moyenne des autres villes dans lesquelles nous avons mené une étude comparable. » Dans leur ville, les Messins apprécient surtout la qualité des espaces verts (88 % de satisfaction), de la culture et des loisirs (83 %), des commerces de proximité (80 %). En revanche, ils sont très mécontents de la situation de l’emploi (seulement 35 % de satisfaction). « Cela correspond à un contexte économique national, tempère Eric Bonnet. Les résultats ne sont pas meilleurs ailleurs. » Donnée intéressante : 60 % des Messins sont satisfaits des transports en commun alors que la moyenne des autres villes se situe à 78 %.

À 79 %, les Messins se disent « optimistes » pour l’avenir de leur ville.

La popularité de la municipalité

70 % des sondés sont « satisfaits du travail accompli par la municipalité ». « C’est un excellent résultat pour une municipalité nouvellement installée, observe Eric Bonnet. D’habitude, après quatre ans de mandat, les municipalités sont plus jugées sur leur étiquette que sur leur action, et les résultats sont donc beaucoup plus partagés. Ce n’est pas le cas à Metz. » 65 % des personnes interrogées pensent qu’il est « préférable de poursuivre l’action menée actuellement par la municipalité ». Depuis 2008, 48 % des sondés estiment que la situation de Metz s’est « plutôt améliorée », 39 % qu’elle s’est « plutôt dégradée ». 10 % ont répondu « Ni l’un ni l’autre ».

Les réalisations municipales

Elles sont très appréciées des Messins. Le développement du périscolaire recueille 91 % d’opinions favorables. Suit la rénovation des réseaux d’égout (91 %) et la baisse des tarifs dans les cantines (90 %). Dernière de ce classement : la création d’une passerelle sur la Seille. Cette réalisation recueille tout de même 67 % d’opinions favorables.

Les projets municipaux

Là aussi, les résultats sont bons pour l’équipe de Dominique Gros. 88 % des sondés sont favorables au projet de centrale à biomasse de l’UEM, 83 % soutiennent la création du nouveau quartier de l’Amphithéâtre, 81 %, la nouvelle place Mazelle. 67 % se disent favorables au projet Mettis. Pour 38 % des sondés, Mettis est même un projet « prioritaire pour la ville ». Le sondage montre en revanche que c’est un projet très clivant : 23 % des sondés pensent que Mettis est « inutile ».

La popularité de Dominique Gros

Dans un sondage publié par le Républicain Lorrain en 2009, 74 % des sondés étaient incapables de citer le nom du président de région. La figure du maire est beaucoup plus connue. 76 % des personnes interrogées ont cité spontanément le nom de Dominique Gros lorsqu’on leur a demandé l’identité du maire de Metz. 91 % des sondés déclarent le connaître.

72 % des Messins interrogés se disent « satisfaits » de Dominique Gros en tant que maire. 11 % n’en sont « pas satisfaits du tout ». Même si le détail des résultats n’a pas été communiqué hier, il semblerait que Dominique Gros ait les faveurs des jeunes alors que sa popularité est plus fragile chez les personnes âgées.

Interrogés sur ses qualités et ses défauts, les Messins disent de leur maire qu’il est « sérieux » à 87 %, « dynamique » à 80 %, « honnête » à 78 %. Il est en revanche jugé « autoritaire » à 53 %. La moitié des Messins lui reprochent aussi de faire « trop de politique. » « Je vais méditer tout ça », conclut le maire de Metz.

Anthony VILLENEUVE. »

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